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Histoire d'un texte .... Histoire d'exprimer les écrit d'une autre personne parce que j'adore.

Histoire d'un texte .... Histoire d'exprimer les écrit d'une autre personne parce que j'adore.
Il faut du style, il faut des cercueils. Et des recueils aussi. Pour que tout ça ait un sens. Pour pas courir en vain, sauter du train chez la pucelle attendre monts et merveilles. Et se réveiller corde au cou, un peu moins mort mais si près du bord quand même. Les gens me font peur, les gens sont des sommes, une arithmétique lubrique, une tique tu dis ? Mmm trop poétique tout ça. Faut pas aller si loin, si profond. Suffit d'un genoux, de se mettre à genoux et d'avaler, bouche bée. Bon, comme je voulais pas être ordinaire j'ai fait comme tout le monde. J'me suis dit que j'étais un missionnaire, merde, un mercenaire je veux dire. Que j'étais là affalé dans ce fauteuil, que les oiseaux causaient pour une bonne raison. Et ça s'agitait à la télé. Egarés. Tous des égarés. Des étrangers consumés consommés dans une bile même pas assez sale pour me faire vomir. Oui les pierres tombaient unes à unes sur mes pieds et ça me faisait mal, ça me faisait un mal de chien d'être humain.

J'aurais voulu remuer la queue, j'aurais voulu me lécher les os, être un ami, une caresse, quelque chose, n'importe quoi mais pas ça. Pas moi. Pas nous. Parce que la merde me coule dans les yeux, parce que je suis aveugle et aveuglé, démembré à en pleurer, un être dans un Etat convenable, pas forcément exécrable. Un Etat sans crachin-malin, sans crachat. Un Etat avec des couilles pour pas recracher. Un Etat loin de toi et de moi. Moi, oui moi, toujours moi. Dans le néant, dans le vague, avec du sable sur l'écran, avec un canal dans le ressac, pour qu'ils y passent tous par-là, en terrain connu reconnu. Parce que quoi, en France ça se passe toujours comme ça. C'est une question de position tu vois, pas de saturation. Même quand en on veut plus, on en a encore et encore. Récoltes régulières aux grains amers. Et même pas une mère pour me noyer, pour m'y foutre dedans et éjaculer sur les rochers. Pour me sentir vivant voyez. Pour ne pas être qu'une serpillère essorée. Une fille écorchée sur le bas d'une marée, d'une jambe parsemée, étalée, démodée. Comme une putain à qui je donnerai la main, une putain que je reverrai demain.

Oui je suis Français. Oui je suis en peine. Je manque de reine, je manque de veine, je manque de tout. L'aiguille ne passe plus. L'heure est tronquée, le temps est tronqué, la vie est tronquée. Pauvres moutons marqués au marker, grignotés aux télé-achats télés réalités alitées par nos petits papiers désodorisés. Vicieux, tu le sais, le cercle est une prison, une plaine sans blés et sans vent, une herbe couchée et éructée.

Voilà c'est mon pays éclaté, exacerbé. Avec des idées de révolution, avec des mômes dehors, et qui crient oh oui, et qui crient... et des adultes qui ont grandi. Qui sont sortis et qui sont revenus. Dans la rue, dans la morgue, dans le rêve, dans l'illusion d'un monde quand même. Un monde quand même oui. Un monde qu'on aime. Un monde qu'on souffre de n'être bête immonde. Alors tu vois ami qui me lit, ami à la lie, ami qui n'en peux plus, dis-toi que c'est comme ça, que les fils de l'aurore sont nés et ont regarder. Qu'ils ont essayé, qu'ils se sont levés. Qu'ils y ont cru jusqu'au bout. Pendus avant de passer à bâbord. Avec des chants pour se donner la main, avec de la souffrance aussi.

Oh mon ami ne pleure pas. La vie est une chienne, la vie est un collier sur ta bouche pleine. Pleine de routes, pleine de doute, pleine de foutre.

Allez, viens, oui viens,
Approche. N'aie pas peur. Pas de moi en tout cas. Pas de moi, non, pas de moi.


Allez viens. Il nous reste encore un peu de temps. On les aura. Oui, toi et moi. Juré, craché, j't'emmènerai là-bas.


Loin de tout. Dans mes bras.

Loin de tout, dans une joie.


Written by P.Pacaly.





# Posté le samedi 17 janvier 2009 10:46

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